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Prinny Presents NIS Classics Volume 1 (NSW, PC)

Testé par LeKabuki76 sur Nintendo Switch

Annoncée depuis début mars de cette année, Prinny Presents NIS Classics Volume 1, la compilation de deux T-RPG phares de Nippon Ichi Software sort enfin ce mois-ci sur Nintendo Switch et PC. La firme, qui fête ses 30 ans au moment de nous proposer cette compile, nous invite à jouer ou rejouer à Phantom Brave et Soul Nomad & The World Eaters. L’occasion pour nous de nous replonger dans ces titres qui ont marqué leur époque tant par leur gameplay innovant que par leur réalisation, espérant que le poids des années ne se fasse pas sentir.

Allez, courage !

Phantom Brave est sorti en 2004 sur PS2 au Japon. Plus tard, en 2009 c’est un premier remake étendu qui débarque sur Wii avec le sous-titre : We Meet Again. Enfin, une seconde fois remanié pour la PSP, le jeu est réapparu en 2010, bénéficiant d’un nouveau sous-titre : The Hermuda Triangle. C’est dans cette dernière version, mais cette fois-ci remasterisé, que Phantom Brave revient à travers la compile de NIS. Ce Tactical RPG nous propose de vivre l’histoire de Marona, une jeune orpheline de 13 ans accompagnée de Ash, devenu fantôme alors qu’il combattait aux côtés des parents de la jeune fille. C’est d’ailleurs par ce combat contre Sulphur, un gigantesque démon, que commence le jeu et où l’on apprend que dans un ultime souffle, le père de Marona tente de ressusciter Ash pour qu’il veille sur sa progéniture. Malheureusement, la résurrection n’ayant pu être menée à son terme, notre protagoniste revient dans le monde des vivants tel un spectre. Marona est une chroma, tout comme l’étaient ses parents et Ash; c’est-à-dire qu’elle est une sorte de chasseuse de prime. Mais ce n’est pas tout, notre jeune protagoniste dispose d’une capacité nommée « Chartreuse Gale » autour duquel une grosse partie du gameplay va graviter et qui lui permet de non seulement d’être la seule à voir les fantômes, mais aussi, à travers le pouvoir appelé « confine », de lier leur âme à différents objets et éléments naturels tel que par exemple un rocher, une plante ou un arbre, accordant aux créatures éthérées, un corps bien solide, mais temporaire leur permettant de combattre sur des cartes isométriques. Une fois que le fantôme est confiné, ses capacités évoluent en fonction du type de son nouveau réceptacle et s’adaptent plus ou moins bien en fonction de sa classe de personnage. Ainsi, sur les grilles de combats, nous trouvons toujours une multitude d’objets divers nous permettant d’invoquer les esprits qui nous accompagnent et combattent pour nous, mais nous ne pouvons pas en appeler plus de seize lors des batailles, ce qui est déjà pas mal. Le scénario est réussi tout en restant linéaire et même s’il est parfois sombre, cela reste toujours sous le signe de l’humour comme souvent dans les jeux de NIS.

Bon appétit !

Soul Nomad & The World Eaters, tranche clairement avec le premier jeu de la compilation. Certes nous combattons ici aussi les forces du mal avec un certain humour, mais nous sommes dans un scénario cruel, sur lequel vos choix auront un impact radical. Une introduction nous narre l’histoire d’un monde qui a connu de grandes guerres, mais aussi quelques périodes de paix dont la dernière finie par êtres écourtée par un être maléfique accompagné de trois géants nommés les World Eaters, qui réduisirent pratiquement notre monde au néant. Au sacrifice de leur vie, une poignée de résistants réussirent à vaincre le chef maléfique, provoquant le mutisme des géants se retrouvant sans tête pour les diriger, se muant telles des statues faisant office de croques mitaines pour les générations suivantes.  Plusieurs siècles plus tard, nous incarnons notre héros (ou héroïne, à vous de choisir) qui, comme d’autres habitants de son village, reçoit un jour une arme qui lui est offerte par Layna, la vieille dame du coin. Si notre amie Danette hérite de doubles poignards, pour notre part il s’agira d’une épée longue et noire. Lorsque notre protagoniste s’empare pour la première fois de l’épée, comme possédé, il se met à insulter l’ancêtre qui vient de lui faire ce cadeau. Layna nous révèle alors qu’il y a plus de deux cents ans, c’est elle qui a combattu et détruit un certain Gig, maitre de la mort, commandant des World Eaters et qu’elle a emprisonné son âme dans cette épée. Les World Eaters s’étant réveillés, afin de sauver notre monde, Layna prit la décision de nous confier l’épée. Comme nous l’indiquions plus haut, nos choix influeront sur l’histoire et cela commence dès la prise en main de l’épée où nous devons opter pour céder à l’emprise d’un contrôle total de Gig sur notre âme ou bien de lutter tout en trouvant une autre solution de nous sortir de ce pétrin.

Fire Emblem x Tactics Ogre

Soul Nomad & The World Eaters est lui aussi un Tactical RPG, mais lors de sa sortie, il diffère des jeux habituels de NIS. Effectivement, un peu à la manière d’un Fire Emblem, ce ne sont pas de simples unités que nous dirigeons lors des affrontements, mais plutôt des équipes que nous devons créer en amont des batailles. Chaque escouade est intégrée à une salle représentée par une grille en trois par trois et dans laquelle nous pouvons créer différents types de formations en fonction de la classe de nos personnages et de la place qu’ils occuperont. Il y a environ une vingtaine de classes par exemple : des archers, sorciers, soldats, plantes carnivores, loups garou. Recruter des personnages compatibles dans la même salle nous permet de déclencher des attaques spéciales. Enfin, pour chaque groupe, que ce soit dans notre camp ou celui de l’ennemi, un chef est positionné et le détruire amène à la défaite de la troupe. À la vue de ce gameplay, il est aisé de comprendre que le jeu propose des phases de préparation au combat extrêmement riches.

Alors ce Classique ?

Nippon Ichi Software a sorti le grand jeu pour sa première compilation. Phantom Brave est livré avec toutes les améliorations obtenues au fil de ses différentes sorties ainsi que tous ces DLC. Une remise à niveau des backgrounds, des doublages et une réactualisation des musiques ont étés effectués pour les deux jeux, mais cela ne suffira pas fédérer une grande partie des joueurs qui n’ont pas connu l’époque de la PS2. Tout d’abord, même si le niveau des doublages a été retravaillé il y a quelque chose qui cloche en fonction de qui s’exprime, ne permettant pas une réelle immersion. Ensuite, les jeux restent pauvres graphiquement, les sprites sont grossiers et flous tout particulièrement en docké sur grand écran. La compilation donne l’impression d’un remaster fainéant à mi-chemin entre la refonte et le portage. Malgré tout, au-delà de tous ses aspects cosmétiques, Soul Nomad & The World Eaters ainsi que Phantom Brave restent et resteront de très bons titres qui méritent d’être découverts des néophytes ou rejoués par les nostalgiques.

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