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Doom Eternal : La gemme de l’infini ?

Il existe des jeux à l’instar d’un Street Fighter, qui ont posé les bases de tout un genre. Ils sont indéniablement les piliers de leur domaine et vous parler de l’un d’eux est forcément compliqué. Ceci étant, cette année, Id software, a su mettre tout le monde d’accord.

D’entrée, on sent que le jeu a changé, si la perfection avait été tentée en 2016, aujourd’hui, on peut se poser la question si elle n’a pas été atteinte. On a pu y jouer sur PC et la nouvelle version du moteur Id Tech est maîtrisé de bout en bout ; il ne vous demandera pas forcément d’avoir un foudre de guerre pour en tirer le meilleur. Avec notre configuration à base de I5 et d’une Nvidia 1060, en 1440p le jeu tourne de manière parfaitement fluide, sans forcément tout avoir en ultra, évidemment.

L’acier n’a aucune force, la chair est plus forte.

La direction artistique est au meilleur de sa forme, c’est organique, cela dégouline de partout. Les ennemis sont écorchés, balafrés, moches et c’est tout ce qu’on demande. Les décors sont variés à souhait, le retour sur terre des démons se fait somptueux.  Les artistes s’en sont donné à cœur joie pour rendre cet enfer palpable. Déjà en poste pour la musique de Doom 2016, Mick Gordon y est certainement pour quelque chose avec sa sublime composition. Entre Metal et electro-industriel, elles vous réveilleront aux moments les plus intenses et sauront poser l’ambiance le reste du temps. On ne peut que saluer le travail effectué sur ces aspects du jeu.

Si le scénario bien écrit, rien ne vous oblige à le suivre ; tout ou presque est distillé dans les codex. Si des efforts ont été effectués pour la mise en scène, il est dommage qu’il ne soit pas plus imposé. Vu que le multi est clairement bancal, on aurait aimé suivre le scénario plus simplement et avec une telle richesse on aurait pu avoir la meilleure mise en scène de l’année.

Mais ne boudons pas notre plaisir, c’est la jouabilité qui est au cœur du titre et elle est réellement fabuleuse. L’ajout de l’esquive a permis de redynamiser un jeu qui était déjà ultra nerveux ; on ne peut plus rester sur place, on est obligé de bouger constamment. Si d’aventure vous jouez comme nous en nightmare, vous n’aurez à aucun moment l’impression d’avoir une IA face à vous. C’est même toute sa force, l’imprévisibilité de ceux-ci est un véritable plaisir. Par contre les boss, sont certes peu nombreux, mais sont là essentiellement pour vous habituer à la jouabilité et leur stratégie est loin d’être simple ; ils seront souvent présents en tant qu’ennemi classique plus tard dans l’aventure.

Malgré le côté bourrin de Doom, on nous oblige à être précis avec certains ennemis. Il est indispensable d’avoir des stratégies pour aborder les niveaux. La variété des armes a été mise à contribution pour cet aspect, nous obligeant à toutes les utiliser. Du fusil à pompe à l’épée « creuset », la dizaine d’armes déblocable trouveront une utilité à un moment ou à un autre. Ce qui est assez rare dans ce genre de jeu où la surenchère d’options finit par noyer un gameplay qui gagnerait à être mieux maîtrisé. Ces dernières sont d’ailleurs améliorables via un système d’expérience qui évoluera en fonction des actions que l’on effectuera sur les niveaux.

La boucle de jouabilité est évidente, phases de combats et plateformes s’enchaîneront comme les perles sur un chapelet. Des efforts ont été tout de même apportés sur l’exploration, avec de la verticalité et énormément d’éléments à récupérer. On découvrira par exemple des disquettes avec des cheats code, les codex, les OST… Vous pourrez déverrouiller les versions DOS des deux premiers Doom. Les arènes de combat sont aussi variées que nombreuses en mettant à contribution toutes les options que vous avez au bon moment. Vous trouverez aussi des portes qui vous mèneront vers des niveaux bonus où la difficulté est accentuée. 

phases de combats et plateformes s’enchaîneront comme les perles sur un chapelet

Le solo est certainement un des meilleurs que l’on a pu parcourir pour un Doomlike. Il est relativement long avec sa dizaine heures pour en voir le bout et la rigueur qu’il demande, on est au niveau du jouissif. Mais comme toute pépites il y a forcément des aspérités, rien n’est parfait, à l’image du multijoueur. Voulant se démarquer du classique Deathmatch les développeurs se sont pris le mur de l’originalité. Comme Evolve en son temps, le gameplay est asymétrique, un des joueurs incarnera le Doomguy et les deux autres incarneront un démon au choix. Si on peut saluer cette envie de renouveler la recette gagnante de 2016, il est dommage de ne pas la retrouver ici. On aurait aimé plus de choix dans les options du multijoueur.

En l’état il s’agit du meilleur Fast FPS qui existe sur le marché. Si vous êtes fan du genre, vous ne pouvez pas passer à côté. Sans compter que le suivi est prévu via un Season pass et comme dit plus haut si des modes multi tel que le deathmatch sont ajouté ce sera certainement le FPS du siècle en attendant le prochain Serious Sam.

On a pu jouer sur la version Pc, mais il existe aussi sur PS4 et Xbox One. Il arrivera aussi très prochainement sur Switch, qui selon le développeur, gardera les qualités des versions de salon tout en soufrant de quelques remaniements graphiques.

Article écrit par Lynka, Livitch et Dataripper.

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Dataripper

Rédacteur en chef à ses heures, ce maitre rôliste 3e Dan distille la bienveillance nécessaire au bien-être du groupe. Jamais avare d’un bon mot, il dégaine sa plume.

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