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Final Fantasy VI : Pixel Perfect

Quand on nous parle de monument vidéoludique, bien des personnes ont tête ce jeu. Que ce soit par leur expérience sur Super Nintendo via sa version américaine ou par les adaptations suivantes. On en attendait beaucoup de celle-ci justement et nous n’avons pas été déçus ! Comment imaginer que près de trente ans plus tard, on se retrouve devant nos écrans avec le même jeu, mais avec la même fièvre de tout découvrir comme l’ado que l’on était. C’est un véritable tour de force de la part de Square-Enix.

Pour le représenter une nonantième fois, sortie à l’origine en 1994 sur la 16bits de Nintendo il s’agissait du summum de ce que l’éditeur avait à nous offrir. Avec un scénario qui atteignait un sommet au niveau de la maturité qui nous narre les aventures jeune femme dotée d’étrange pouvoir, soumise à un empire destructeur. Elle réussira à s’échapper de son joug grâce à un vieil homme. Amnésique, par ses yeux on découvrira un univers qui traverse une révolution industrielle grâce à une magie entourée de mystère.

Si l’intrigue peut sembler simple au tout départ, elle s’avérera pleine de rebondissements et avec un des antagonistes les mieux écrit de l’histoire du jeu vidéo : Kefka. L’équipe de héros si vous menez à bien toutes les quêtes annexes pourra se monter à 14 personnages, dont 4 actifs pour les combats. Ils ont tous une histoire avec vous raconter, des souvenirs à partager et sont tous aussi touchants les uns que les autres. Si le jeu n’est pas verbeux, il n’est pas avare en talent de narration. Tout s’imbrique à la perfection, on n’a qu’une envie en découvrir le plus possible. Si la première partie du jeu est relativement linéaire, c’est dans sa seconde qu’il se révélera pleinement avec un monde ouvert empli de quête qu’il faudra vous-même découvrir.

Il ne se laisse pas facilement dompter, mais une fois que l’on a compris, c’est un pied total. C’est d’ailleurs un de ces jeux à papier, vous savez, ceux qui ont besoin d’une solution pour le compléter à 100%. En 2022, rien de rédhibitoire, appelez internet et vous aurez la solution.

Le système est simple, en combat, une jauge va se remplir et à ce moment-là vous pourrez agir. Les actions communes seront : l’attaque, la magie et l’utilisation d’objet. On y ajoutera diverses capacités originales en fonction des personnages et de leur équipement. C’est donc un semi temps réel, mais sans possibilité de bouger les personnages sur la scène. La magie n’est pas un acquis et vous devrez passer par des « espers », qui une fois équipés vous donneront accès à une liste de sort que vous pourrez apprendre au fil des combats.

Les possibilités de personnalisation sont assez vastes grace a la découverte de nouveaux équipements ou « esper ». Il ne sera pas rare de découvrir des combos dévastateurs et franchement déséquilibrés, mais quelle jouissance ! Le plaisir de la découverte est intact et le challenge reste relevé. Vous devrez compter une cinquantaine d’heures pour en venir à bout avec une partie des quêtes optionnelles.

Si le fond est resté le même, l’habillage a été grandement dépoussiéré, voire amélioré. L’image en 16/9 est d’une grande clarté et s’offre le luxe d’ajouter quelques effets visuels plus modernes. Là où on prend une claque, c’est pour nos oreilles, jamais nos cages a miel n’ont été aussi bien. Les réorchestrations sont fabuleuses, on entend enfin chanter, en français qui plus est !

Le travail abattu pour ce jeu est évident, il serait vraiment dommage que vous passiez à côté, et cela quelle que soit la raison. Final Fantasy VI est resté un monument, en 2022 il revient dans son plus bel atour et cela pour vil prix. Encore bravo aux équipes de Square-Enix et merci.

PS : Attention, pour l’instant le jeu est encore bugué, entre autre sur le boss de fin. Nul doutes que des patchs arriverons rapidement.

Obtention de la copie : Copie presse fournie par Square Enix

Editeur/développeur : Square Enix

Machines : Testé sur PC Steam, sortie sur Androïd et IOS

Prix conseillé : 17€99

Metacritic : 86

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Dataripper

Rédacteur en chef à ses heures, ce maitre rôliste 3e Dan distille la bienveillance nécessaire au bien-être du groupe. Jamais avare d’un bon mot, il dégaine sa plume.

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